Arrivé moi-même à la retraite, j'ai appliqué ce principe. De fils en aiguilles, je me suis retrouvé dans la section "restauration de meubles" d'une école technique. J'ai particulièrement aimé le cannage et le rempaillage. J'en ai fait ma passion. Après avoir travaillé des sièges pour moi, puis pour la famille, les amis et les amis des amis, j'ai finalement pris un numéro d'entreprise. Cette activité est pour moi, un passe-temps, un hobby et doit le rester. En aucun cas, elle ne peut devenir un travail.
Les canneurs et les rempailleurs se font rares à notre époque. Or, les sièges à restaurer, eux, ne sont pas rares. Bien des personnes qui se sont adressées à moi pour refaire des sièges m’avouent avoir cherché longtemps avant d’avoir trouvé un artisan.
Souvent, les personnes se sont adressées à des garnisseurs. Mais ce n’est pas le même métier. Soit ceux-ci refusent le travail, soit ils le réalisent à contre cœur, mal et à prix prohibitif soit ils proposent de remplacer un cannage par un garnissage, ce qui dénature l’objet.
Je constate aussi, que l’école où j’ai appris à canner, a abandonné cette section et je ne connais pas d’autre école qui l’enseigne. Il y a donc un VIDE en la matière que j’espère pouvoir combler..
Mon objectif est simple : Passer le relais à un maximum de personnes en donnant des formations à différents endroits.